Le classement au tennis paraît souvent flou. Les termes, les points et les séries mélangent vite tout. Pas de panique, c’est plus simple qu’il n’y paraît.
Le système FFT repose sur des règles fixes. Les données montrent une logique claire sur 12 mois glissants. Chaque victoire utile compte, mais pas de la même façon.
Ce guide explique le classement au tennis étape par étape. Il détaille le calcul, les points, les échelons et les outils utiles. Pour aller plus loin, les blocs ci-dessous servent de feuille de route.
Comment est calculé le classement au tennis en France ?
Le classement FFT se calcule sur les 12 derniers mois glissants. La réforme date du 4 octobre 2022. Il n’existe plus de classement mensuel séparé d’un classement final.
Tous les matchs officiels homologués FFT peuvent compter. Cela inclut tournois, championnats et matchs libres. Les matchs en condition orange restent exclus. Pour aller plus loin, le détail du rythme et des matchs utiles suit juste après.
Les matchs pris en compte sur les 12 derniers mois glissants
Le palmarès retient les matchs joués sur une période mobile de 12 mois. Le classement de l’adversaire retenu est celui du jour du match, pas celui d’aujourd’hui.
La FFT demande une licence et un certificat médical pour la compétition. Un joueur sans tournoi reste NC (non classé). Pour aller plus loin, le bloc suivant résume les repères de départ.
À quelle fréquence le classement FFT est mis à jour
Le classement est actualisé chaque mois. Plusieurs ligues communiquent un calcul au premier mardi du mois. Il faut donc vérifier la grille officielle la plus récente.
Le rythme FFT diffère du circuit pro. L’ATP et la WTA mettent à jour leurs classements chaque lundi, hors exceptions comme certains grands tournois. Pour aller plus loin, les repères pratiques aident à situer le niveau demandé.
Les échelons et séries du classement FFT
Le classement FFT comprend 4 séries. La 4e série regroupe les niveaux d’entrée. La 1re série correspond au plus haut niveau national.
Les ordres de grandeur aident à situer le système. La France compte environ 350 000 joueurs classés. Plus de 260 000 évoluent en 4e série. Pour aller plus loin, le détail des échelons suit ci-dessous.

De NC à la 4e, 3e, 2e et 1re série
NC signifie non classé. Puis viennent les échelons 40, 30/5, 30/4, 30/3, 30/2 et 30/1 pour la 4e série.
La 3e série regroupe 30, 15/5, 15/4, 15/3, 15/2 et 15/1. La 2e série va de 15 à 0, puis monte vers les négatifs.
La 1re série rassemble l’élite nationale. Elle correspond au TOP20 féminin et au TOP30 masculin. Pour aller plus loin, il faut ensuite comprendre le barème des victoires.
Comment sont attribués les points pour chaque victoire
Le système FFT valorise surtout la qualité des victoires. Jouer beaucoup ne suffit pas. Seules les meilleures victoires entrent dans le calcul final.
Le barème part de l’échelon de calcul visé. Une victoire peut rapporter de 0 à 120 points. Pour aller plus loin, voici le détail pratique du barème.
Combien de points rapporte une victoire contre un joueur mieux classé ?
Une victoire contre un adversaire un échelon au-dessus rapporte 90 points. Contre un joueur situé deux échelons ou plus au-dessus, elle rapporte 120 points.
Le même barème donne 60 points à échelon égal, 30 points un échelon en dessous, puis 20 ou 15 plus bas. À 4 échelons d’écart ou plus vers le bas, la victoire rapporte 0 point. Pour aller plus loin, il faut voir pourquoi tout n’est pas retenu.
Pourquoi seules les meilleures victoires sont retenues selon votre échelon
La FFT fixe un quota de victoires retenues selon l’échelon. Ce quota va de 6 victoires en 4e série à 14 victoires à 0.
Exemple concret, un joueur classé 30 garde 8 victoires utiles. Un joueur classé 15 en garde 9. Le système trie donc les succès les plus rentables.
Cette logique évite qu’un gros volume de matchs masque des résultats faibles. Les pages FFT et guides de ligue confirment ce filtre. Pour aller plus loin, le parcours de calcul ci-dessous aide à voir chaque étape.
Comment fonctionne le paramètre V-E-2I-5G ?
La formule V-E-2I-5G semble technique. Pas de panique, elle résume simplement le bilan global. Elle peut ajouter des victoires bonifiées au calcul.
V correspond aux victoires, y compris les WO (victoires par forfait). E, I et G pénalisent certaines défaites selon leur niveau. Pour aller plus loin, le bloc d’étapes ci-dessous donne une lecture simple.
À quoi servent les victoires supplémentaires dans le calcul final
Le résultat de la formule peut ajouter de 1 à 6 victoires prises en compte. En 4e série, un score entre 5 et 9,9 ajoute 2 victoires.
En 3e série, les seuils changent. Un score entre 8 et 14,9 ajoute 2 victoires. Les tableaux officiels précisent chaque tranche.
Ce mécanisme peut faire monter un bilan trop juste. À l’inverse, certaines séries prévoient des sanctions en cas de score très bas. Pour aller plus loin, voici le parcours pas à pas.
Comment monter, se maintenir ou descendre de classement
Monter demande deux choses. Il faut le total de points suffisant et une victoire réelle contre un joueur déjà classé à l’échelon visé, sauf exception.
La descente existe aussi si le bilan devient trop faible. Certaines communications locales rappellent une limitation de descente sur douze mois. Pour aller plus loin, voici les règles les plus utiles.
Le bilan minimum à atteindre pour chaque échelon
Quelques seuils servent de repère. Il faut 6 points pour viser 30/5, 70 points pour 30/4 et 120 points pour 30/3.
Plus haut, il faut 170 points pour 30/2, 210 pour 30/1 et 285 points pour 30. Des tableaux signalent parfois de faibles écarts selon le sexe.
À partir de 15/5, les seuils montent encore. Ils atteignent 305, 315, 325, 335, 360 puis 420 points autour de 15. Pour aller plus loin, la règle de victoire obligatoire change tout.
La règle de la victoire obligatoire à l’échelon visé
Sauf à 40, il faut avoir battu au moins un joueur de l’échelon visé. Cette victoire doit être acquise sur le terrain. Un WO ne suffit pas.
Depuis décembre 2023, une exception existe pour l’ITF Masters Tour. La limitation de montée peut disparaître dans certains cas avec un adversaire licencié FFT.
Un témoignage résume la confusion fréquente. « J’ai perdu à quinze cinq hier, je pouvais rien faire ». Ce ressenti montre surtout que le jargon complique la lecture du système. Pour aller plus loin, un exemple concret aide à tout fixer.
Exemple concret de calcul du classement FFT
Un exemple simple aide souvent plus qu’une longue règle. Prenons un joueur qui vise 30/2. Le seuil indicatif demandé est de 170 points.
Ce joueur signe 2 victoires à échelon égal, 2 victoires un cran au-dessus et 2 victoires un cran en dessous. Le calcul donne 2 x 60, 2 x 90 et 2 x 30, soit 360 points.
Avec 360 points, le total brut dépasse largement 170. Mais il faut encore vérifier le nombre de victoires retenues et la victoire à 30/2 si cet échelon est visé.
Si le bilan V-E-2I-5G ajoute des victoires prises en compte, la marge augmente encore. Si aucune victoire n’existe à l’échelon visé, la montée peut rester bloquée. Pour aller plus loin, un encadré final résume ce qu’il faut valider.

Quels outils permettent de simuler son classement et son évolution ?
La simulation évite beaucoup d’erreurs de lecture. L’outil le plus cité reste TEN’UP, accessible sur le web et sur application mobile.
Les données FFT y permettent de suivre le palmarès et l’évolution du classement. Il faut tout de même comparer avec la grille officielle si un doute persiste. Pour aller plus loin, les pièges fréquents méritent un dernier passage.
FAQ
Le classement au tennis suit donc une logique précise. Les points, les quotas de victoires et la formule V-E-2I-5G forment l’essentiel du calcul.
La vraie clé consiste à lire son palmarès à l’échelon visé, pas seulement son total brut. Avec TEN’UP et la grille officielle FFT, l’estimation devient beaucoup plus fiable.





